Appelez-moi patronne

femme business

Patronne, féminin de patron. Et presque une insulte féministe…

Faut-il oser conjuguer au féminin des termes qui autrefois, n’appartenaient qu’à un seul genre, le masculin ?

Le masculin l’a souvent emporté sur des statuts auparavant réservés quasi exclusivement aux hommes : auteur, écrivain, patron, entrepreneur, directeur, docteur, ingénieur…

Pourtant aujourd’hui, à l’heure de la parité homme-femme et de l’égalité des chances, n’est-il pas temps de s’interroger sur la psychologie sociale de ces termes encore très souvent utilisés au masculin ?

Sans pour autant se qualifier de féministe intégriste, avec tout ce que les combats récents des Femens et autres organisations qui utilisent un débat agressif pour faire valoir leurs droits implique ; les féministes héroïques, ongles manucurés et talons hauts, doivent-elles renoncer à leurs droits de se faire appeler écrivaine ou patronne ? Simplement parce qu’elle pourraient être perçues comme des féministes radicales ?

Oser parler au féminin dans un monde ou encore l’homme peut être privilégié, et s’imposer en tant que femme d’influence, femme de pouvoir, n’est pas des situations les plus simples à assumer et à revendiquer pour la femme.

Pourtant, des gestes presques anodins, des signes mineurs, peuvent contribuer grandement à prendre part au changement, pour aller vers davantage de parité, d’égalité des chances et de reconnaissance dans l’excercice de nos talents, de nos fonctions.

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Femmes et hommes, « tous/toutes les mêmes » !

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« Naître fille demain en France ne doit plus forcément équivaloir à de moindres opportunités dans la vie ». 

C’était le témoignage de la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem, hier à l’assemblée nationale, lors de l’examen en première lecture du projet de loi sur l’égalité hommes-femmes .

Nous sommes en janvier 2014 et comment mieux débuter l’année qu’avec ces convictions qui feront que demain – par la contrainte puisqu’il faut en passer par là pour voir la société bouger – les femmes pourront faire une véritable avancée sur leurs droits, dans la société et aussi dans l’entreprise.

D’ici 2015, Najat Vallaud-Belkacem souhaite que les femmes et hommes soient entièrement égaux.

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“Le siècle des pionnières”

paritéComment les femmes de la génération Y voient-elles le monde?

Réponse : Légèrement plus optimiste que les femmes des générations plus âgées… selon une nouvelle étude intitulée “Women, Power & Money”.

L’étude, commandée par l’agence de relations publiques FleishmanHillard, analyse l’attitude des hommes et des femmes vis-à-vis des marques, le processus décisionnel et l’équilibre travail-vie personnelle.

Les chercheurs ont mené une enquête en trois volets, qui comprenait des entretiens exploratoires avec les hommes et les femmes, plus de 4 500 sondages en ligne avec des participants aux États-Unis, en France, Allemagne, Chine et en Grande-Bretagne, ainsi qu’une série d’entretiens individuels, plus en profondeur, avec des femmes aux États-Unis et dans le monde.
Le rapport fait un focus particulier sur les femmes de la « génération Y », définies comme des personnes aujourd’hui âgées entre 21 et34 ans.

Les principaux enseignements à retenir :

70% des femmes de la génération Y se décrivent comme «intelligentes», comparativement à seulement 54% des hommes de la génération Y et 60% des femmes plus âgées. Ceci démontre que les femmes de la génération « Millenium » se sentent plus compétentes – ou tout du moins plus disposées à reconnaître leur propre intelligence – que les générations précédentes.

Les femmes de la génération Y interrogées s’avouent également plus enclines que les femmes d’autres générations à voir le monde sous un œil plus égalitaire/paritaire. Lire la suite

Existe-t-il un impact du genre managérial dans les performances de l’entreprise ?

mixitéLes femmes seraient-elles de meilleurs dirigeants que les hommes ? Là n’est pas vraiment la question. Les femmes, sont des leaders comme les autres !

« Si Lehman Brothers s’était appelé Lehmans Sisters, la banque n’aurait pas fait faillite » ! Une plaisanterie bien connue des milieux financiers au moment de la crise !

Alors, les femmes, sont-elles des leaders plus perfomantes que les  hommes ? Dans un rapport de 2012, intitulé « Les femmes dans les instances de décision économique au sein de l’UE : rapport de suivi », la Commission Européenne a listé plusieurs études allant dans ce sens. Catalyst, un cabinet de conseil américain, conclue son analyse en soulignant le fait que les entreprises comptant une forte proportion de femmes au sein de leurs organimses décisionnels réaliseraient 42% des bénéfices en plus et leurs capitaux investis afficheraient un rendement supérieur de 66% (« the Bottom Line : Corporate Performance and Women’s representation on Boards » 2007).

« Femmes à la barre, entreprises à flot ! », conclut également une étude du cabinet de conseil américain Zenger Folkman: les cadres féminines seraient considérées par leurs collègues, subordonnés directs ou supérieurs, hommes et femmes, comme de meilleures dirigeantes que leurs homologues masculins. Cette aptitude au leadership des femmes serait lié à un style de management différent de celui des hommes. Comme l’indique une autre étude de Catalyst : « Les femmes font attention et les hommes tranchent » (2005).

Certes, les recherches sur les atouts des femmes managers ne cessent de fleurir. Comme dans cette étude américaine, qui voit dans les dirigeantes un rempart anticrise, grâce à leur prudence et altruisme face aux risques financiers. Ou dans une enquête du cabinet McKinsey, pour qui la présence des femmes au sommet est un gage de bénéfices: un management composé de plus de trois femmes augmenterait la rentabilité de l’entreprise.

Mais faut-il vraiment s’y fier ?

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