Quand la pub « joue sur » ou bien « déjoue » les stéréotypes

collage-eden-parkjpg-tt-width-604-height-400C’est la rentée, l’actu chaude du moment.

Celle qui nourrit les conversations autour de la machine à café, à la maison, devant les écoles.Et les stéréotypes font aussi leur rentrée, encore bien présents dans notre quotidien de parents. Au supermarché, dans les magasins de vêtements, le rose et le violet demeurent les coloris majoritaires des rayons filles, et le bleu, gris, vert, restent le trio gagnant des coloris pour garçons.

Ce n’est pas si grave me direz-vous.

Cependant, soyons libres de nous interroger sur les stéréotypes qui, déjà au travers de la publicité, orientent encore nos achats.

Stéréotypes dans la pub : marques en danger !

On le sait, la pub a toujours, en commençant avec le temps des réclames, joué sur les stéréotypes pour promouvoir les marques.

Les publicitaires en ont fait un principe : la bonne segmentation des cibles est essentielle dans la création d’une campagne de publicité à succès.A qui s’adresse-t-on ? Longtemps la ménagère de moins de 50 ans a été le Saint Graal des communicants. Aujourd’hui, la dénomination a été revisitée avec un « wording » marketing qui se veut plus attractif, mais qui reste bien clivant : la Digital Mum, en référence à la maman, de plus en plus connectée.

Ainsi, pour TF1, M6 et autres chaines TV de masse et bien que désormais les courses ne sont plus que l’apanage des femmes (1/4 des hommes s’y collerait aussi), la cible reste la femme et donc le message orienté vers elle, avec son lot de stéréotypes.

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Appelez-moi patronne

femme business

Patronne, féminin de patron. Et presque une insulte féministe…

Faut-il oser conjuguer au féminin des termes qui autrefois, n’appartenaient qu’à un seul genre, le masculin ?

Le masculin l’a souvent emporté sur des statuts auparavant réservés quasi exclusivement aux hommes : auteur, écrivain, patron, entrepreneur, directeur, docteur, ingénieur…

Pourtant aujourd’hui, à l’heure de la parité homme-femme et de l’égalité des chances, n’est-il pas temps de s’interroger sur la psychologie sociale de ces termes encore très souvent utilisés au masculin ?

Sans pour autant se qualifier de féministe intégriste, avec tout ce que les combats récents des Femens et autres organisations qui utilisent un débat agressif pour faire valoir leurs droits implique ; les féministes héroïques, ongles manucurés et talons hauts, doivent-elles renoncer à leurs droits de se faire appeler écrivaine ou patronne ? Simplement parce qu’elle pourraient être perçues comme des féministes radicales ?

Oser parler au féminin dans un monde ou encore l’homme peut être privilégié, et s’imposer en tant que femme d’influence, femme de pouvoir, n’est pas des situations les plus simples à assumer et à revendiquer pour la femme.

Pourtant, des gestes presques anodins, des signes mineurs, peuvent contribuer grandement à prendre part au changement, pour aller vers davantage de parité, d’égalité des chances et de reconnaissance dans l’excercice de nos talents, de nos fonctions.

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