2016 : prendre part au changement

BA WTL 2016

A chaque blog son billet consacré aux vœux annuels.

J’ai choisi de dédier mon premier billet 2016 à l’ambition, à la grandeur des projets, à la volonté qui dépasse la raison, celle qui fait que les choses peuvent évoluer, à la faveur d’une audace.

La question que je me pose avec vous aujourd’hui, c’est comment en 2016, changer le monde et pour ce qui nous intéresse ici, contribuer à faire évoluer la condition des femmes dans notre société ?

Car le nouvel an ne se résume pas à tenter de s’améliorer soi-même. Il doit aussi être annonciateur d’un changement du monde dans lequel nous vivons (nous voulons vivre). Et à ce changement, qui reste à écrire, nous pouvons tous et toutes y prendre part (rappelez vous, le colibris et son incroyable pouvoir !).

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Les femmes à suivre en 2015

2015 Silhouette of a boy jumping in the sun

A chaque commencement d’une nouvelle année, son lot d’optimisme à renouveler.

Dans ce bel élan qui m’anime également, à titre personnel, je veux vous adresser un message d’espérance pour 2015.

Au delà de vous adresser tous mes vœux de santé, bonheur et succès pour cette nouvelle année, dont le succès dépendra de vous avant tout et d’un peu de chance en prime, je veux mettre à l’honneur celles qui font évoluer la condition des femmes dans le monde.

En regardant les 12 mois qui se trouvent derrière nous, il y a une belle nouvelle qui me réjouit : 2014 fut un cru exceptionnel pour la condition des femmes (à lire ici l’excellent article de Myriam Levain pour les Martiennes).

On se souviendra longtempts d’Emma Watson, ambassadrice des Nations Unies, de son discours sur le féminisme qui fut un phénomène viral sans précédent sur le sujet (6 millions de vues sur Youtube).

On gardera aussi en mémoire l’engagement de Malala Yousafzai, devenue la plus jeune citoyenne du monde à recevoir le Prix Nobel de la Paix et la cosnécration de Maryam Mirzakhani, première femme au monde à remporter la médaille Field.

En clair, cette année fut une période de rupture pour la condition féminine.

Je souhaite que 2014 ne soit que le commencement d’une longue période d’égalité des chances pour les femmes dans ce monde où il reste encore tant à accomplir.

Qui sera la prochaine femme qui bousculera l’ordre établi ? Quelles seront celles qui nous donnerons à toutes, l’envie de nous surpasser, de tout vouloir et de croire en nos rêves les plus fous ?

J’ai mentionné ici quelques femmes issues de milieux et univers très variés qui me semblent être les femmes à suivre en 2015. En effectuant mes recherches pour les besoins de mon billet, j’ai d’ailleurs réalisé que la liste s’allonge et que le choix devient de plus en plus vaste. Et c’est encore ici le signe que le féminisme, sans idéalisme galvaudé, est un mouvement positif qui voit les femmes se révéler dans de nombreux domaines autrefois réservés aux hommes.

Il y a sans doute bien d’autres femmes modèles qui agissent pour un monde meilleur, pour les hommes et pour les femmes. Vos suggestions sont les bienvenues pour allonger et faire vivre cette liste, tout au long de l’année 2015. Parce que 2015 se construit aujourd’hui, et demain, et après demain…

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Quand la pub « joue sur » ou bien « déjoue » les stéréotypes

collage-eden-parkjpg-tt-width-604-height-400C’est la rentée, l’actu chaude du moment.

Celle qui nourrit les conversations autour de la machine à café, à la maison, devant les écoles.Et les stéréotypes font aussi leur rentrée, encore bien présents dans notre quotidien de parents. Au supermarché, dans les magasins de vêtements, le rose et le violet demeurent les coloris majoritaires des rayons filles, et le bleu, gris, vert, restent le trio gagnant des coloris pour garçons.

Ce n’est pas si grave me direz-vous.

Cependant, soyons libres de nous interroger sur les stéréotypes qui, déjà au travers de la publicité, orientent encore nos achats.

Stéréotypes dans la pub : marques en danger !

On le sait, la pub a toujours, en commençant avec le temps des réclames, joué sur les stéréotypes pour promouvoir les marques.

Les publicitaires en ont fait un principe : la bonne segmentation des cibles est essentielle dans la création d’une campagne de publicité à succès.A qui s’adresse-t-on ? Longtemps la ménagère de moins de 50 ans a été le Saint Graal des communicants. Aujourd’hui, la dénomination a été revisitée avec un « wording » marketing qui se veut plus attractif, mais qui reste bien clivant : la Digital Mum, en référence à la maman, de plus en plus connectée.

Ainsi, pour TF1, M6 et autres chaines TV de masse et bien que désormais les courses ne sont plus que l’apanage des femmes (1/4 des hommes s’y collerait aussi), la cible reste la femme et donc le message orienté vers elle, avec son lot de stéréotypes.

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Activer les Réseaux sociaux en faveur de la condition féminine

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Les réseaux sociaux sont des moyens d’expression puissants.

Au delà de la simple exposition de soi, ils transcendent les moyens de mobilisation du public, autour de causes sociétales hautement engageantes.

Le pouvoir des réseaux sociaux et d’Internet est grand pour ceux qui savent l’activer.

Un vrai moyen de mobilisation du peuple, accessible au plus grand nombre, partout sur le globe.

Et c’est la raison pour laquelle aujourd’hui, les communautés faibles mais aussi les plus puissantes, s’unissent pour faire bouger les lignes, pour parler au monde de leurs conditions, de leurs révolutions, de leurs quêtes du changement.

Récemment, deux exemples ont parfaitement illustré cette mobilisation du web social pour la cause féminine, la page Facebook Libertés furtives des femmes iraniennes, et l’appel online à libérer les jeunes otages nigériennes #bringbackourgirls.

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Appelez-moi patronne

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Patronne, féminin de patron. Et presque une insulte féministe…

Faut-il oser conjuguer au féminin des termes qui autrefois, n’appartenaient qu’à un seul genre, le masculin ?

Le masculin l’a souvent emporté sur des statuts auparavant réservés quasi exclusivement aux hommes : auteur, écrivain, patron, entrepreneur, directeur, docteur, ingénieur…

Pourtant aujourd’hui, à l’heure de la parité homme-femme et de l’égalité des chances, n’est-il pas temps de s’interroger sur la psychologie sociale de ces termes encore très souvent utilisés au masculin ?

Sans pour autant se qualifier de féministe intégriste, avec tout ce que les combats récents des Femens et autres organisations qui utilisent un débat agressif pour faire valoir leurs droits implique ; les féministes héroïques, ongles manucurés et talons hauts, doivent-elles renoncer à leurs droits de se faire appeler écrivaine ou patronne ? Simplement parce qu’elle pourraient être perçues comme des féministes radicales ?

Oser parler au féminin dans un monde ou encore l’homme peut être privilégié, et s’imposer en tant que femme d’influence, femme de pouvoir, n’est pas des situations les plus simples à assumer et à revendiquer pour la femme.

Pourtant, des gestes presques anodins, des signes mineurs, peuvent contribuer grandement à prendre part au changement, pour aller vers davantage de parité, d’égalité des chances et de reconnaissance dans l’excercice de nos talents, de nos fonctions.

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De la condition féminine

International Women's DayBientôt le 8 avril, Journée Internationale de la Femme.

Est-ce une bonne chose  cette journée de la femme ? Sans doute encore, à l’échelle internationale. La situation de la femme dans le monde est si disparate, parfois si accablante, terrifiante pour nous autres, femmes françaises.

Au fond, je suis assez favorable à cette journée avec le doux vœu qu’un jour, elle soit abolie, pays après pays, parce que la femme n’aura plus ce statut de « genre » à protéger ou à valoriser.

Ce sera une condition comme les autres.

Le bémol que je déplore dans cette Journée très spéciale du 08 mars, c’est qu’elle représente une sorte de « fourre-tout » et au fond, pas grand chose de concret.

Il y a les femmes battues, les femmes qu’on aime, les femmes opprimées, les femmes dépendantes, les femmes laissées pour compte, les femmes d’exception, les femmes exploitées, les femmes qui ont réussi à déjouer les obstacles de la société, les femmes désavantagées, toutes les femmes… Et finalement, regrouper tous ces combats, tous ces cas particuliers montre qu’une fois encore, la femme est considérée avant tout comme un genre, une condition à part.

Mais à part de quoi quand on sait qu’elle représente la moitié de notre population ?

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Agir pour l’égalité des salaires

Pay for woman.Je lisais il y a quelques jours dans cet article très intéressant de TerraFemina.fr sur les facultés de la femme à gérer de front ses activités professionnelles et familiales, que le salaire « théorique » d’une femme au foyer s’élèverait à 7 000 euros par mois.

Certes, c’est un moyen de valoriser la capacité de la femme à créer de la valeur, à l’échelle sociétale car la famille est aujourd’hui plus que jamais, le socle sur lequel repose notre futur.

Ce que je veux souligner dans ce billet, c’est le fait qu’avant de se poser la question de la valorisation économique des activités liées à la vie familiale, il devient urgent d’agir sur les inégalités salariales au sein même de l’entreprise, qui sont encore bien présentes et qui impactent la vie des femmes, tout au long de leur parcours, de la vie active jusqu’à la retraite.

Et je me demande pourquoi, bien que les chiffres soient sans équivoques et les faits reconnus par tous, les choses demeurent ainsi ! On en parle et puis voilà, on en reste là.

Une étude Dares, très sérieuse et citée maintes fois par nos gouvernements successifs, portant sur les salaires 2009, nous indique que dans les entreprises de plus de 10 salariés, l’écart de rémunération brut annuel entre les femmes et les hommes s’élèvent à 27%, soit presque 1/3 de différence !

Et pourquoi ?

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